Encore des morts victimes de la rage canine au Nord-Kivu, la priorité du gouvernement est ailleurs !

Encore des morts victimes de la rage canine au Nord-Kivu, la priorité du gouvernement est ailleurs !

La République Démocratique du Congo en général et la Province du Nord-Kivu  a toujours compté des morts suite l’épidémie de la rage canine. Pour rappel, cette maladie est causée par des morsures d’un animal (chien ou chat) attrapés par le virus de la rage et  les victimes ne tardent pas à présenter les signes des troubles mentaux, aussitôt mordues et les plus souvent amène à la mort. Très récemment en fin décembre 2017 et au début du mois de janvier 2017 les responsables sanitaires locaux à Kibuha/territoire de walikale /Province du Nord Kivu ont alerté sur la présence des chiens enragés car il y avait déjà des victimes parmi les populations locales. En effet, plus de 65 personnes mordues dont 7 morts enregisrté dans la semaine du 28 décembre 2017 au 5 janvier 2018. Alerté à ce sujet, le gouvernement provincial n’a encore pas réagi et les autorités locales ont demandé à la population de procéder à l’abattage des chiens et chats dans la cité de Kibuha et les environs ; jusqu’au 15 janvier 2018, plus de 305 chiens ont été massacrés.

Cette attitude du gouvernement  prouve en suffisance que leurs préoccupations prioritaires ne se résument pas par la protection de sa population, cependant le souci des autorités locales est véritablement ailleurs car il y a aucun apport à l’endroit des victimes ni aucun plan de contingence pour contenir cette épidémie par la vaccination antirabique.

En septembre 2015 dans la province de l’Ituri, dans un rapport avaient rapporté 17 cas des décès victimes des morsures des chiens enragés[1]. A cette même année, dans la ville province de Kinshasa, il a eu 52 personnes victimes des morsures des chiens enragés et toutes ces 52 personnes ont succombés de leurs douleurs[2]. Une situation qui avait poussé l’autorité provinciale et sanitaire de la ville à ordonner une campagne de vaccination de chiens et d’abattage systématique de ceux en état d’errance sur la voie publique. Dans la province du nord Kivu  dans les localités de BINZA dans le territoire de Rutshuru, 12 cas des victimes de la rage ont été identifiés avec 4 décès enregistrés entre mars et mai 2016. Signalons qu’à l’époque un petit lot insuffisant des vaccins avait été disponibilité seulement dans la ville de Kinshasa donc à plus de 2000km des provinces de l’Est où le problème se pose.

Ceci montre en suffisance, combien de fois les populations sont en danger permanent car aucune action de grande envergure de campagne de vaccination contre cette maladie virale n’a été envisagée. Nos enquêtes ont révélés que seulement environ 20% des chiens sous détention des personnes riches sont rarement vaccinés, pourtant plus de 80 de détenteurs des chiens sont en majorité pauvres et vivent de la chance dans les zones rurales, ce qui amplifie le risque de la permanence de la rage canine dans la plupart des villages de la République Démocratique du Congo.

C’est pourquoi, notre organisation Self Promotion Group, dénonce :

  1. la léthargie avec laquelle les autorités Gouvernementale agissent par rapport à la présence de ce virus mortel de la rage canine dans notre pays alors qu’il est question des vies humaines
  2. la complicité des autorités dans les massacres en répétition des chiens et chats soupçonnés porteurs de la rage ;

Nous demandons à cette fin que :

 Les autorités  du pays revoient leur planification en terme de santé publique afin de prendre en compte la vaccination contre la rage canine ce danger permanent au sein de la société et de cesser de lapider les animaux de compagnies qui ont droit la vie selon la déclaration universel des droits de l’animal.

Les partenaires humanitaires et particulièrement de la défense des droits de l’animal, puissent se nous apporte main forte à procéder chaque fois dans le délai requis à la vaccination contre la rage canine afin de sauvegarder la vie des animaux et protéger les vies humaines.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *